Pour les transporteurs routiers

Transport routier : récupérez vos factures impayées

Délais de paiement dérogatoires, donneurs d'ordre qui traînent, sous-traitance en cascade : le transport a ses propres règles. Relancez, chiffrez vos pénalités et activez les recours spécifiques au transporteur — avec des outils gratuits.

100 % gratuit
Sans inscription
Sans abonnement

Votre quotidien

Les impayés propres au transport

Des délais déjà serrés par la loi

Le transport bénéficie d'un délai de paiement dérogatoire de 30 jours, plus court que le droit commun. Quand il est dépassé, votre trésorerie souffre vite, gasoil et salaires à avancer.

Donneurs d'ordre et commissionnaires

Entre l'expéditeur, le commissionnaire et le destinataire, savoir à qui réclamer n'est pas toujours évident. La loi vous offre pourtant des garanties solides.

La sous-traitance en cascade

Affrété par un confrère qui n'est pas payé, vous risquez de subir l'impayé de quelqu'un d'autre. Formaliser tôt protège votre créance.

La lettre de voiture comme preuve

Mal renseignée ou non conservée, la lettre de voiture affaiblit votre dossier. Bien tenue, c'est une preuve d'exécution redoutable pour réclamer le prix du transport.

Le guide

Recouvrer une facture de transport : le guide

Le délai de paiement dérogatoire du transport

Le secteur du transport échappe au délai de droit commun. Le délai de paiement convenu ne peut pas dépasser 30 jours à compter de la date d'émission de la facture pour les prestations de transport, de location de véhicules avec ou sans conducteur et de commission de transport (article L441-11 du Code de commerce). Ce plafond est impératif : une clause prévoyant un délai plus long est réputée non écrite.

Dès ce délai dépassé, les pénalités de retard courent automatiquement, sans relance préalable, et l'indemnité forfaitaire de 40 € par facture est due. Connaître ce délai, plus court que les 60 jours habituels, vous permet de relancer plus tôt et de chiffrer plus vite ce qui vous revient.

L'action en garantie du paiement (loi Gayssot)

C'est votre meilleur levier. La loi du 6 février 1998, dite loi Gayssot, codifiée à l'article L132-8 du Code de commerce, fait de la lettre de voiture un contrat entre l'expéditeur, le voiturier et le destinataire. Expéditeur et destinataire sont garants du paiement du prix du transport : si le donneur d'ordre ne paie pas, vous pouvez réclamer directement le prix à l'expéditeur ou au destinataire.

Cette action directe est un recours puissant, notamment en cas de sous-traitance ou de défaillance du commissionnaire. Elle suppose une lettre de voiture correctement établie et conservée, et une réclamation formalisée. Une mise en demeure adressée aux garants ouvre la voie à cette action.

Lettre de voiture et preuve d'exécution

La lettre de voiture (ou son équivalent dématérialisé) matérialise le contrat de transport et l'exécution de la prestation. Datée, signée à l'enlèvement et à la livraison, elle prouve que la marchandise a été prise en charge et remise. C'est la pièce centrale de tout recouvrement dans le transport.

Conservez-la avec la facture, l'ordre de transport et les échanges avec le donneur d'ordre. Un dossier complet et chronologique transforme une facture impayée en créance solidement recouvrable, que ce soit à l'amiable ou devant le juge.

L'escalade si le paiement ne vient pas

Après relance et mise en demeure, plusieurs voies s'ouvrent. Pour une créance non contestée, l'injonction de payer permet d'obtenir une ordonnance sans audience, sur la base de la lettre de voiture et de la facture. Le tribunal de commerce est généralement compétent entre professionnels.

Le transporteur dispose en outre, sous conditions, d'un privilège sur les marchandises transportées pour le paiement de ses prestations. Combinée à l'action en garantie de la loi Gayssot, cette protection fait du transport l'un des secteurs où les recours sont les plus favorables au créancier — à condition d'agir vite et de bien documenter.

Questions fréquentes

Vos questions, métier par métier

Quel est le délai de paiement maximum dans le transport ?

30 jours à compter de la date d'émission de la facture pour les prestations de transport et activités assimilées (article L441-11 du Code de commerce). Ce plafond est impératif : une clause prévoyant un délai plus long est réputée non écrite.

Que faire si le donneur d'ordre ne me paie pas ?

Vous pouvez activer l'action en garantie du paiement de la loi Gayssot (article L132-8 du Code de commerce) : l'expéditeur et le destinataire sont garants du prix du transport. Une lettre de voiture bien tenue est indispensable pour exercer ce recours.

Les outils gèrent-ils les pénalités du transport ?

Oui. Le transport relève du B2B : le calculateur applique les pénalités de retard et l'indemnité de 40 €, et le générateur de mise en demeure intègre le détail à réclamer.

Information générale, ne constitue pas un conseil juridique. Pour une situation complexe ou contestée, rapprochez-vous d'un professionnel du droit.

Arrêtez de courir après vos paiements.

Générez votre première relance en deux minutes — gratuitement, sans inscription.